PHOTOS                                                                        TEASER                                                                      DOSSIER


Le contexte : «  Cette question est le point de départ de mon texte : Qu'est ce qui fait qu'aujourd'hui je sois auteur et metteur en scène de théâtre alors que mon père a été toute sa vie (O.S.) ouvrier spécialisé et ma mère femme de ménage et qu'à la maison il n'y avait pas de livre et qu'on ne s'intéressait pas vraiment au cinéma, à la musique, à l'art en général et encore moins au théâtre ? Je tente d'y répondre en m’inspirant librement de la parole de mon père, plus exactement et parce c'était un taiseux, en m'inspirant librement de son énergie et de sa très souvent mauvaise humeur, pour exprimer sa perception du monde et les grands bouleversements politiques, géopolitiques, économiques, sociétaux, de la seconde guerre mondiale à aujourd'hui, et surtout pour raconter le sentiment d'un homme face à la désintégration d'un monde auquel il appartenait : le monde ouvrier. »


@Jacques Descorde


L’histoire : Depuis son accident du travail, un homme, soudeur de métier, reçoit de temps à autre, dans sa chambre d’hôpital, la visite de sa chanteuse préférée: Nana Mouskouri. Entre deux chansons qu’elle lui chante allègrement, il parle de sa vie, de son travail, du service public, du cosmos, de ses envies d’ailleurs et de sa relation frictionnelle avec son fils. Il en rajoute même parfois en se proclamant pour elle grand avocat et général des armées devant l’éternel pour dénoncer l’indifférence des gens et le monde qui fout le camp. Mais bientôt quelque chose cloche. La chanteuse est désormais omniprésente et lui chante en boucle et de plus en plus fort la seule chanson d’elle qu’il n’aime pas : « Quand je chante avec toi, Liberté ». Alors, à l’enchantement des premiers échanges succède l’inquiétude. À l’inquiétude succède l’ennui. À l’ennui s’invite la colère.


Texte, mise en scène et jeu : Jacques Descorde 

Arrangements musicaux et mixage : Christophe Perruchi 

Regards Extérieurs : Nadège Cathelineau, Solenn Denis, Carole Thibaut 

Régie et lumière : Pascal Lesage 

Stylisme : Valérie Paulmier 

Construction décors : François Vallée 


En coproduction avec le théâtre des Ilets - Centre Dramatique National de Montluçon et avec le soutien de la DRAC et de la Région Hauts de France et du Conseil Départemental du Pas de Calais. 


Extrait de texte

«Tu vois quand elle vient et que je la sens tout près de moi, ma p’tite femme, ça chante. Oui ça chante là, dans ma tête. Ça chante, je veux dire, quand elle est là, elle me parle en chansons. Elle met des chansons dans ma tête, des chansons de Nana, Nana Mouskouri. Que des chansons de Nana Mouskouri. Elle sait bien c’que j’aime ma p’tite femme. Alors, la grande Nana comme ça, rien que pour moi, c’est le paradis gratis. Surtout qu’au début, je veux dire, au début quand elle est partie, de l’autre côté, ma p’tite femme. Ç’a pas été simple. (La main sur le crâne) Ça crie beaucoup là-dedans. Elle crie sans arrêt. Des grands cris de femme perdue qui agitent toutes mes nuits. De longues nuits blanches à me faire marcher les deux pieds dans le vide la cervelle à ciel ouvert. Des grandes nuits de colère à étrangler la terre entière tellement elle me fait de la tempête là-dedans. Elle a toujours eu du tempérament ma p’tite femme. Un vrai volcan tu vois. A tel point que parfois elle aurait pu me faire croire au miracle, je veux dire, celui de me réveiller un matin et de réaliser que tout ça hé ben ça n’a jamais existé, ce n’est qu’un mauvais rêve et que je vais la retrouver ma p’tite femme comme avant, exactement comme sur notre photo de mariage, bien droite, heureuse, avec son regard de feu. Mais bon, les miracles n’existent pas, les mauvais rêves si.»


Les Dates :

-Du 15 au 19 janvier 2019 au théâtre des Ilets - Centre dramatique national de Montluçon.

-Les 6/7 février 2019 au théâtre de l’Oiseau Mouche à Roubaix.

-Le 5 octobre 2019 au Château d’Hardelot.

-Festival d’Avignon off 2020.